PROJET PACES Historique
Face à l’utilisation croissante de l’eau souterraine, la mise en valeur et la protection de cette ressource constituent des enjeux majeurs pour notre société. Des efforts de concertation déployés depuis une dizaine d’années par des décideurs régionaux a permis l’élaboration en 2010 d’un premier portrait des eaux souterraines de la région à partir des données existantes.
Ce premier pas initié par la Conférence régionale des élus (CRÉ) du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SLSJ), fait aujourd'hui place à nouveau projet dans le cadre du Programme national d’acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES) subventionné par le Ministère du développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) à hauteur de 1.8 million de dollars pour la région. Ce projet de grande envergure est mené par le Centre d’études sur les ressources minérales (CERM) de l’UQAC.
Le domaine visé par le PACES-SLSJ regroupe l’ensemble des territoires municipalisés de la région, incluant ceux de la ville de Saguenay et ceux des municipalités régionales de comté (MRC) du Domaine-du-Roy, de Lac-Saint-Jean-Est, du Fjord-du-Saguenay et de Maria-Chapdelaine, ainsi que le territoire du Conseil des Montagnais du lac Saint-Jean. Ce territoire d’étude couvre une superficie de près de 13 000 km2.
Le territoire
Objectifs
Les objectifs du projet réalisé au Saguenay-Lac-Saint-Jean dans le cadre du Programme d'acquisition de connaissances sur les eaux souterraines (PACES-SLSJ) sont les suivants :
- dresser un portrait de la ressource en eau souterraine de la région à partir des données existantes;
- développer et consolider les partenariats entre les acteurs de l’eau, les gestionnaires du territoire, l’UQAC et la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans l’acquisition des connaissances sur cette ressource;
- acquérir de nouvelles connaissances requises pour une saine gestion de la ressource en eau souterraine de la région;
- établir l’état de cette ressource, en terme de qualité et de quantité.
- évaluer la quantité de recharge des eaux souterraines;
- évaluer la vulnérabilité de cette ressource et jeter les bases des outils visant sa protection;
- produire une synthèse des connaissances appuyée par des cartes hydrogéologiques et une base de données à références spatiale.
Phases du projet
Leprojet débuté 2009 se déroule en trois phases sur une période de quatre ans :
Phase 1 (2009-2010)
Collecte des données existantes et leur intégration dans une base de données à références spatiale.
Phase 2 (2010-2011)
Réalisation de travaux de terrains (échantillonnage, mesures et essais) pour l’acquisition de données complémentaires sur :
- la nature et la géométrie des aquifères en milieu granulaire et dans le socle rocheux;
- l’exploitation et la qualité des eaux souterraines;
- les propriétés hydrogéologiques des terrains.
- la nature et la géométrie des aquifères en milieu granulaire et dans le socle rocheux;
- l’exploitation et la qualité des eaux souterraines;
- les propriétés hydrogéologiques des terrains.
Phase 3 (2011-2013)
Analyse des données compilées; production d’une base de données à références spatiale, d’un rapport présentant le portrait des eaux souterraines du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ainsi que des recommandations quant à la protection et à la gestion de la ressource.
Cartographie des formations superficielles du territoire municipalisé du Saguenay-Lac-Saint-Jean
Le projet a pour objectif de mettre à jour les cartes des formations superficielles du territoire municipalisé du Saguenay-Lac-Saint-Jean (SLSJ) en utilisant une approche moderne et une légende standardisée, pour le bénéfice du « Programme d’acquisition des connaissances sur les eaux souterraines » (PACES) au SLSJ. Ce projet est le fruit d’une collaboration du Centre d’étude sur les ressources minérales (CERM) de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et du département de géographie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et s’est échelonné sur une période de deux ans. La méthodologie employée comprend : l’inventaire et la compilation des données existantes, la photo-interprétation préliminaire, la campagne de terrain, la photo-interprétation finale, la numérisation et la mise en carte. La validation de la photo-interprétation préliminaire a été effectuée par des observations sur la nature des sédiments présents le long des routes ou par des sondages à la tarière dans les champs. Lorsque que des coupes ou des microformes d’érosion glaciaire étaient présentes, des géofiches du Ministère des Ressources naturelles du Canada ont été remplies.